Quand j’étais ado, sur mon agenda, j’avais une citation. Sur la couverture, pour faire genre « philosophe », tu vois le délire, non ?

La phrase était : « Ne désespérez jamais, faites infuser davantage. » (Henri Michaux)

Soit j’étais idiote, soit j’étais optimiste. Peut-être un mélange des deux. En tous cas, j’aimerais retrouver cette béatitude.
Ce qui me réjouit en ce moment ? Sentir bouger Féfête dans mon ventre. Et puis, le sourire de mon fils quand il me voit, et son air confiant quand il dort dans mes bras.

Ça ne fait pas énorme. Ben non. Le reste m’apparait comme un cercle infernal (je suis pas bien, je me couche tard, je suis fatiguée, je ne suis pas efficace au boulot, je rentre dans mon taudis, je le trouve crado, je perds vite patience, je m’en veux de ne pas être plus aimante avec mon fils, je cherche des réponses, je me couche tard / variante je fais le ménage, je me couche tard, etc.) assorti de ses corvées, dont je ne sais pas sortir. Je tente pourtant de voir des amis, ils répondent absent car ils font d’autres choses, et car je n’ai pas pris de nouvelles depuis bien longtemps. Et mon temps disponible est réduit : 30 min le soir, après avoir couché Bébé Geek, ou alors quelques heures le weekend.

Je suis féministe et je déteste vivre dans la crasse. J’ai attendu 3 mois que Papa Geek se dise que l’appartement était nettoyable. Il a certes assuré le quotidien (lessives, courses, poubelles, litières, lave-vaisselle pendant que je préparais les repas, faisait du rangement, nettoyait les plans de travail de cuisine, jetait les aliments périmés du frigo, et tenait notre enfant propre et à son rythme horaire) mais nous avons maintenant un retour des moucherons lyonnais (on était plusieurs à en avoir au même moment, pendant un temps). Je me sens nulle de céder à mon instinct de survie contre mes principes et maniaque (90 jours, 3 mois) simplement je ne me sens pas chez moi.

Dernière tentative en cours, je laisse tout trainer à sa manière. Les fins de repas pas débarrassées, le pull jeté sur le canapé, les cheveux dans le lavabo. On verra si cela le dégoute…avant que je ne craque.

Édit : après un samedi associatif, prévu de longue date, j’espérais me poser dans le canapé. C’etait sans compter la Gastro du fils. Le fils à-peu-près guéri le lundi. Lundi soir, c’est le père qui s’y colle. Ce billet est écrit alors que mon mec souffre et que je ne m’occupe pas du tout de son cas.

A suivre…

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