Mon sentiment général est teinté d’amertume. Nous avons passé le weekend à dormir, passer un peu de temps ensemble et ranger-nettoyer notre appartement. Quand je regarde autour de moi, mes yeux se posent sur des zones propres et dégagées, je survole les zones encombrées du regard, pour mieux apprécier le rangement opéré.
Les chattes paressent sur le tapis ou sur le dossier du canapé, j’ai même eu le temps de lire 3 romans (je les emprunte au rayon ado de la médiathèque, c’est souvent plus court et plus rapide à lire, et la fantasy ou science-fiction qu’on propose aux ados vaut le coup).
Ce matin avait pourtant bien commencé, un gentil monsieur m’a laissé m’asseoir dans le métro, mon vélo n’avait pas bougé du weekend. Hélas, j’ai été inefficace au travail, m’énervant et reprenant sans cesse la même tache. J’ai oublié mon contact de démarrage du vélo, je dois donc rentrer en métro. Et ma mère au téléphone me serine inlassablement : « mais toi, est-ce que tu vas bien ? » quand je lui donnes des nouvelles générales. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète mais rappelez-vous, je vous disais que mes joies du moment étaient mon fils déjà dehors et le bébé que je porte en moi. Je ne suis plus fâchée contre mon mec. Il est encore plus paumé que moi. Mes chats me réconfortent par leur routine sacro-sainte, qu’ils réclament, mais sont également les premières à être Mega Casse-Couilles en me réveillant 10 min avant le réveil.
Je ne sais plus trop quoi faire à ce propos.
Le vague-à-l’âme se combat, pensais-je, par l’action, la langueur par des projets motivants. Mais où que je me projette, je ne vois que des buts inatteignables ou des fantasmes périmés. Alors, je me jette à corps perdu dans des combats qui ne sont pas les miens. Je m’invente des projets qui deviennent des contraintes, puis des étaux.

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Une voiture rose layette pour un supplément d’âme

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