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Quand j’étais enceinte de 6 mois, j’ai sollicité ma mère pour m’aider durant une semaine, la semaine avant la DPA, à m’occuper de Bébé Geek. Elle était d’accord.
Plus l’échéance se rapprochait, moins elle avait envie de rester une semaine entière chez moi. Je le comprends, c’est la fin de l’année scolaire et cette année, encore plus que d’habitude, elle a besoin de décompresser car c’est la fin de sa carrière. Et ma proposition, selon les dates revenait à enchaîner fin d’année avec rangement définitif de son bureau (au boulot et à la maison), et prendre le TGV seule (ce qu’elle n’avait pas fait depuis des années), pour squatter chez moi. Pas de sas de décompression pour faire le point, ralentir, se poser.
Ma mère est une hyperactive, elle ne sait pas accepter un temps mort dans son emploi du temps. Avant qu’elle ne vienne, nous avons donc pris soin de faire tourner moultes lessives, pour qu’elle n’ait pas la tentation de faire des lessives sans s’arrêter. Nous avons également passé l’aspirateur et la serpillière, en rangeant, dans toutes les pièces. Nous nous faisons livrer pour remplir frigo et placards.
Pour vous donner une idée de ses capacités, ma mère a repéré en arrivant la poubelle à verre qui débordait et a fait 10 voyages pour la vider…en lavant tous les pots plein de sauce tomate moisie auparavant.

Je m’égare un peu. Ma mère arrive donc chez nous. Après réflexion, nous lui offrons notre lit, car la chambre a une porte qui se ferme et plus d’intimité que le canapé du salon, et nous prenons le canapé. Papa Geek n’aura pas à traverser le salon avec ma mère endormie pour aller bosser. Les deux couchages sont très confortables, je précise, ce n’est pas un sacrifice de notre part.
Le deuxième jour de son séjour, Papa Geek doit partir en Corse pour aller chercher Bébé Geek et le ramener à la maison. Évidemment, la veille, Bébé Geek a une otite. Le plan prévu incluait un voyage en avion.
Depuis que Bébé Geek est en Corse, je « serre les cuisses » pour éviter qu’il ne revienne et ne trouve sa mère avec un nouveau bébé. Je suis donc plutôt stressée de ce contretemps médical. J’ai peur d’accoucher.

Après réflexion, Papa Geek part à la date convenue, pour aviser sur place. Il trouve un Bébé Geek qui guérit, angoissé que son père ne reparte sans lui, donc en mode « crampon ». Les moyens de transport disponibles et le 14 juillet n’aidant pas, les hommes de ma famille reviennent 1 jour plus tard que le plan initial. Léger contretemps et je serre les cuisses une nuit de plus.

Durant les 3-4 jours d’absence de Papa Geek et Bébé Geek, j’angoisse beaucoup, surtout la nuit, où Féfête bouge énormément. Il en résulte des très courtes nuits, où je tente de me détendre, de respirer comme j’ai appris au yoga et de convaincre Féfête d’attendre encore un peu. Tout cela ne fait pas de moi quelqu’un de facile à vivre et détendue.
Cependant, avec ma mère, on fait quelques trucs sympas, comme aller voir un spectacle amateur sous une yourte. Je tente de prendre un peu sur moi et d’éviter les sujets polémiques, je profite de sa disponibilité et de son aide ménagère.

Puis mon père décolle et arrive à la campagne. Ladite campagne est à 2h de route de chez nous. De savoir mon père si proche et le repos tant attendu si accessible, ma mère me parle de partir rejoindre mon père. Je réponds que je ne veux pas l’enchaîner à mon appartement. Je propose d’inviter mon père à dîner un soir, en dormant sur place ; elle me répond qu’en ce cas, elle repartira avec lui. Je le comprends parfaitement.

Sauf que…j’ai sollicité (supplié on peut dire) ma mère de venir m’aider sur la fin avec mon aîné. Je n’étais pas sûre de pouvoir m’en occuper toute seule (gros ventre, fatigue, peux pas porter, etc.) alors pour m’aider ma mère me propose d’embarquer Bébé Geek à la campagne. Je dis non une première fois hier soir. Je me sens mauvaise fille de demander une disponibilité envers moi à ma mère, sans accepter qu’on me soulage entièrement de ma charge.
Papa Geek me soutient, lui aussi aime son fils (même si la journée, il bosse et ce sera bien à moi de m’en occuper).

Ce matin, je dois redire non, « je garde mon fils auprès de moi », et ma mère essaie de souligner ma contradiction d’avoir supplié qu’elle m’aide car je ne pourrais pas m’en occuper seule et le fait de refuser d’être déchargée de ces efforts.
Je sens qu’on va aller au conflit alors que je trouve cela légitime qu’elle aille rejoindre mon père à la campagne, juste que je préfère, après toutes les angoisses durant cette grossesse (là, j’ai évoqué ces 2 dernières semaines, mais auparavant j’ai eu ma dose), avoir mon fils près de moi.

Édit : mon père passe ce soir, il emmènera ma mère avec lui. Mais le petit fils reste avec nous.
J’ai discuté avec ma mère et lui ai dit qu’elle avait bien besoin de vacances, que j’en étais consciente, après cette année chargée (dernière année de carrière, donc mais assaisonnée de travaux qui ont mal tourné à leur domicile, donc une année dans la poussière et le bruit).

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