Aujourd’hui, Mère Bordel nous propose de prendre soin de nous (les parents, et surtout les mères), sans attendre. Son propos est de prendre soin de soi pour deux excellentes raisons : éviter de péter les plombs et montrer un modèle à nos enfants. 
Immédiatement, je remarque dans ma vie et mon entourage des freins importants à cette idee pourtant enthousiasmante.

Quitter son bébé

En tant qu’allaitante, j’ai eu parfois à défendre ce choix, même s’il m’obligeait à choisir entre passer du temps avec mon enfant ou avec mon tire-lait. Les allaitantes que je frequente  via Twitter, notamment, sont souvent assez maternantes et accompagnent leurs enfants. Celles qui ont confié leur enfant, ne serait-ce qu’une nuit avant leur premier anniversaire sont des exceptions (je suis une femme exceptionnelle, oui).
Déjà il faut donc accepter de confier son bébé pour accepter de se faire plaisir.

Par obligation, j’ai abandonnélaissé mon bébé de 9 mois une semaine loin de moi. Il en a résulté du très très bon (reprise du sein sans problème donc gros boost de confiance en mon allaitement et nuits complètes). A tel point que sans me forcer avec le deuxième enfant, je n’ai pas eu de scrupules a la confier à ses grand-parents tout le mois de juillet, avant son premier anniversaire.

Se considérer comme valable

Un autre frein est beaucoup plus insidieux, celui qu’évoque Mère Bordel dans son billet : savoir se considérer comme ayant un besoin vital de papouilles, bain, plaisirs en tout genres.
C’est fort souvent que je peste car je m’efface au profit de mes enfants. Quand je leur donne la dernière tartine, quand je fais tourner des machines que j’étends à 2h du matin, par exemple.

Avoir l’appui du père

Je pense aux mères, car elles ont sorti ce bébé d’elles, et la société leur met la pression pour qu’elles s’en occupent et s’en sentent responsables. Pour qu’elles soient la meilleure mère du monde.
Un frein à la prise de temps pour soi est le père. Parce que si je prends du temps pour moi, lui aussi en voudra. S’il n’en veut pas, il est possible qu’il râle contre mon émancipation.
Chez bous, chacun a un soir d’activité sans enfants, soir où l’autre gère seul les gones. Pas seul comme, « je vis seul et j’ai mis en place un système qui me convient  » mais seul comme « je dois faure la même chose que les autres soirs mais sans aide. »
(oui parfois, j’envie les solo pour l’indépendance mais c’est rare)

Il y a clairement un équilibre à trouver, mais j’aimerais savoir comment ne pas en payer le prix fort  ?
C’est à dire comment ne pas culpabiliser ? Comment ne pas s’engueuler avec le conjoint ? Comment faire confiance que les baby-sitters, surtout les grand-parents, respecteront nos choix éducatifs ?

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