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Je pensais râler contre la foi aveugle dans les recommandations des pédiatres et, finalement, j’ai été obligée de parler de la nourriture dans mon imaginaire.

Si je me tiens à mon sujet d’origine, je dois préciser que la gynécologue présente à mon premier accouchement (étant enceinte, j’espère bien avoir un deuxième accouchement) ne m’a pas plu, trop brusque et manquant de patience pour créer une relation avec moi. Du coup, je ne souhaite pas la revoir. Cependant, alors que mon Papa Geek lui posait des questions sur notre nouveau bébé et qu’elle exliquait que son expertise couvrait les femmes, mais pas les bébés. Elle a ajouté un conseil : « allez voir un généraliste, qui suivra votre bébé pour les vaccins et pour les maladies courantes. Il sera plus disponible qu’un pédiatre en cas de besoin immédiat. Et il saura passer la main à un spécialiste s’il le faut. » Nous avons suivi son conseil, ce qui nous a permis, en effet, d’avoir des RV médicaux le soir même après le boulot. Cela m’arrangeait bien, vu le manque de connaissances de pas mal de pédiatres sur le sujet de l’allaitement.
Nous avons vu un pédiatre, à la maternité. Il a vérifié que notre bébé était en bon état de marche.
Depuis, nous en avons croisé, deux fois, aux urgences pédiatriques. (Rien de spectaculaire, plutôt de l’inquiétude du dimanche soir de parents au bout du rouleau). Et une anecdote dont je ferais, je pense, un billet à part, l’histoire du kiné pro-pédiatre.
Du coup, quand une mère dit : « le pédiatre me dit de donner X mL de lait, est-ce que c’est bon, vous pensez ? » ou encore « sur la fiche 4 mois, le pédiatre a noté carottes, je n’ai que du brocolis, va-t-il aimer ?« , je suis toujours surprise. Je ne comprends pas le masochisme consistant à aller consulter un spécialiste dans un premier temps, pour douter de lui ensuite.
Si vous n’avez pas confiance absolue en votre pédiatre, gardez vos sous, allez à la PMI faire peser votre enfant et chez le généraliste pour les vaccins !
Je m’égare un peu. Hormis crier sur les mères épuisées et peu sûres d’elles, je voulais juste raconter comment on a nourri notre fils.
Déjà, il a été allaité, exclusivement durant 5 mois. Il tétait vite et bien, puisqu’il picolait 10 minutes (merci le REF) toutes les 3h au sein jour et nuit. Pour ses 5 mois, la mort dans l’âme, j’ai accepté qu’il passe en allaitement mixte. Tout le temps passé en ma présence signifiait « sein à volonté » et si je n’étais pas là, préparation commerciale pour nourrisson.
Pour ses 6 mois, nous avions décidé de lui faire goûter, au moment de notre repas, des aliments. La toute première chose qu’il a goûtée hormis du lait a été de l’avocat. Une tranche d’avocat.
Et la seconde de la mangue, un morceau bien mûr.
Comme beaucoup de parents, nous étions épuisés. Comme beaucoup de parents, la commodité de l’allaitement nous avait séduits (rien à emporter, toujours à température). Nous avons alors décidé de ne jamais lui faire de purée. Notre enfant était (et est encore) en pleine santé, et il n’y a pas de terrain allergique connu dans la famille
Nous avons donc acheté des petits pots de légumes seuls (et on lui en donne encore aujourd’hui, même s’il est marqué 4-6 mois sur l’étiquette, sauf qu’il les mange à la cuillère). Par ailleurs, nous avons suivi les principes de la diversification autonome.
A 6 mois. Bébé Geek, dans sa chaise haute ou sur les genoux d’un parent, avait devant lui des morceaux de légumes cuits, avec lesquels il pouvait expérimenter. (mettre en bouche, sucer, mâcher). Le matin, durant notre petit-dej, il était dans sa poussette, et on lui filait un quignon de pain.
Notez que Bébé Geek buvait au verre depuis ses 5 mois (un hasard nous a fait lui apprendre, nous n’avons jamais regretté, car des verres on en trouve partout, et allaité jusque ses 13 mois, Bébé Geek n’a jamais eu de biberon dans son sac à langer).
Du coup, au fur et à mesure, Bébé Geek a goûté plusieurs légumes. Super Ass Mat lui faisait des purées, avant que je n’avoue notre flemme…qu’on lui donnait des morceaux. Elle a été intéressée et a pris le pli de lui faire goûter les légumes nature et juste cuits.
Les avantages sont assez simples :

  • Préparation rapide car pas de mixage à faire
  • Bébé mange avec ses doigts et pendant ce temps, vous mangez aussi
  • Expériences scientifiques sur le bienfait des bananes pour la peau et les cheveux à moindre coût

Nous avions également fait le choix de ne pas lui donner de viande avant ses 12 mois. Étant donné qu’il buvait énormément de lait maternel (toutes les 3h, on te dit, oui la nuit aussi), et en journée mangeait — et mange encore 3 yaourts, l’apport en protéines était couvert (source : recommandations de la diversification autonome pour les bébés allaités). Depuis ses 12 mois, il a droit à ses 20g de viande/poisson par jour, en général, le midi.
Souvent, je suis charmée par les quantités recommandées par les pédiatres. Là aussi, notre enfant plein d’entrain pour la découverte et d’appétit nous a permis de lui redonner des légumes, et des fruits, jusqu’à ce qu’il les refuse. Nous ne nous sommes inquiétés que de deux choses : prenait-il bien un laitage par repas ? Ses couches étaient-elles remplies ?
Et comme nous constations que la réponse à chacune des questions était positive, nous n’allions pas plus loin. De temps à autre, nous voyons qu’il faut changer des vêtements qui sont trop petits, c’est donc signe qu’il continue à croître.

Je remercie l’incroyable Poule Pondeuse qui m’a fait découvrir la diversification autonome.

Je garde cette impression de subir les recommandations pédiatriques, plutôt que de suivre un guide pour être rassuré. Faites vous confiance. Une erreur sera vite vue (votre enfant est tout faible et malalde ? Il vomit ?)
Je repose donc ma question, pourquoi se reposer sur un médecin pour alimenter la chair de votre chair, alors que vous avez une histoire personnelle avec la nourriture et un mode de vie choisi (modifié par bébé, cela va sans dire) ?

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Viola and Mina share food

Pour moi, l’alimentation, en plus de la survie, fait partie du partage. Dans mon cas, je sais que je pourrais nourrir mon enfant (en termes de quantité ou qualité de nourriture) de manière à assurer sa survie. Et tous les parents inquiets qui consultent un pédiatre ont les moyens de faire survivre leur enfant.
Au lieu de parler directement de l’alimentation infantile, j’aimerais vous présenter la culture de la nourriture dans laquelle j’ai été élevée. Cela participe à ce que je veux transmettre à mes enfants.
Dans ma famille, manger est avant tout source de plaisir. C’est un moment de convivialité, de réunion familiale et de discussions, d’échanges. On partage les mets, les restes, et les histoires.
Quelques repas de fête en famille étendue sont rituels (les kneidlers de ma grand-mère, la vatrouchka de ma mère, le pilaf de ma tante, le caviar d’aubergines de mon père) et rassurants.
J’ai toujours su que tous les soirs à 20h, je verrais mes parents au moment du repas. Cette constante est également une source de stabilité. Je pense que si Bébé Geek aime autant manger, c’est qu’il aime nous voir réunis, il aime nous voir apprécier nos plats. Du coup, il goûte beaucoup de choses qu’on lui propose.
Et puis, la nourriture ingérée, sous prétexte d’équilibre alimentaire et de variété, a toujours été dans ma famille, le moyen de se préparer des bons petits plats. Mon père assure la cuisine quotidienne (et a transmis cela à ses enfants), et ma mère est plutôt dans les repas d’exception et la pâtisserie. Maintenant encore, même seule, et même le soir semaine, je tiens à ajouter des herbes, harmoniser les couleurs des légumes, et équilibrer le menu (pizza-compote de pommes, c’est tout bon, je
ne suis pas dans la perfection non plus, rassurez vous).
Un repas est aussi, à chaque fois, précédé de sa préparation. Ce rituel qui peut se pratiquer à plusieurs est l’occasion d’une transmission de compétences ; on commence enfant à faire la vinaigrette pour la salade, à couper/éplucher les légumes, puis on surveille la cuisson, on goûte, et au fur et à mesure, on peut suppléer le cuistot sur le repas entier. Ce temps de manipulation des aliments est tout à fait pédagogique puisqu’on voit les aliments avant leur transformation, à l’état cru, on voit le travail qui consiste à le rendre appétissant, voire comestible. Du coup, je mets souvent Bébé Geek dans sa chaise haute pendant que je prépare le repas, et je le laisse jouer avec les épluchures ou les légumes crus. Je lui donne quelques morceaux à goûter. Et il apprécie d’être en la compagnie, de participer à la préparation du repas. (Depuis peu, il aide à mettre la table, ce qui l’enchante. Il transporte les couverts et les aliments de la cuisine à la table.)
Quand nous étions ados, chaque enfant avait son soir de préparation de repas dans la semaine. Il fallait soit communiquer la liste des courses pour qu’elles soient faites le mardi, soit composer avec le contenu du frigo. Je pense que cela nous responsabilisait et aiguisait notre créativité.
En résumé, de ma famille, la nourriture est importante, elle se partage, elle se fabrique, elle s’apprécie.
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